Questions fréquentes
C'est quoi, le mouvement des Nouvelles Lumières ?
Des Lumières aux hippies, jusqu'au hip-hop, l'histoire a connu des mouvements qui ont permis de s'exprimer et de réfléchir librement sur leur époque, ses fonctionnements et ses oppressions. Les Nouvelles Lumières s'inscrivent dans cette lignée : un mouvement artistique et de pensée, d'initiative populaire et citoyenne, auquel quiconque le veut peut participer.
Ces mouvements-là sont nés d'eux-mêmes, et on ne les a nommés qu'après coup. Aujourd'hui, la création est muselée par les règles du marché et de la productivité, et un tel mouvement a peu de chances d'éclore seul.
Un groupe d'artistes a donc décidé de le déclarer avant même que son esthétique soit définie. Elle se formera au fil de la vie du mouvement, par les œuvres et les réflexions qui le rejoindront.
À quoi servent les Nouvelles Lumières ?
C'est un mouvement qui offre un espace où les artistes et penseurs d'aujourd'hui peuvent proposer des œuvres et des réflexions sans penser à leurs performances, à leur format.
C'est un lieu d'échange et d'union entre artistes et penseurs de différents secteurs. Il s'adresse à tous ceux qui ont des choses à exprimer. Il arrive que ces mêmes choses ne puissent pas prendre place au sein d'une carrière ou d'une industrie. Ce mouvement apporte alors une légitimité et une communauté avec qui adresser ces choses-là, sans peur que les voix se perdent.
À quoi sert ce site, et quel est son concept ?
Le site a pour but de matérialiser cette idée du mouvement. On y déclare le manifeste initiateur du mouvement et ses signataires, on y recense les œuvres et les réflexions qui forment le mouvement, ainsi que les rencontres organisées par les différents membres du mouvement.
La page sur laquelle vous vous trouvez est elle-même une toile. Chaque œuvre ou réflexion recensée ici vient s'y déposer, à l'endroit que son auteur choisit. Peu à peu, cette toile deviendra une œuvre collective, composée par tous les membres des Nouvelles Lumières.
Comment ce mouvement est-il né ?
Après le mouvement social d'octobre 2026, et à l'approche de l'élection présidentielle, de nombreux artistes indépendants ont pris la parole, chacun de son côté.
Ils partaient d'un constat : avant chaque grand changement de société, l'art en a tissé l'essence et guidé le sens.
Certains se sont pourtant entendu répondre qu'il ne fallait pas mêler la politique à l'art, comme si les artistes n'étaient que des pantins qui servent à divertir. Cette réponse dit à elle seule l'appauvrissement culturel et sensible que nous subissons tous.
Ces artistes ont alors décidé de faire front, d'initier ce mouvement et de déclarer leur unité pour redonner du sens aux arts.
N'y a-t-il pas plus important à régler dans la société que l'art ?
La question repose sur une idée très répandue, y compris dans les partis les plus progressistes et chez les plus fervents défenseurs de la justice sociale : il faudrait d'abord régler l'utile : les besoins primaires, avant de s'occuper du sensible : la culture, l'éducation, le sport.
Néanmoins, beaucoup de courants d'anthropologie, de sociologie et de philosophie argumentent qu'une société naît du sensible, est faite de sensible, et s'organise pour le sensible. Le sensible est ce qui donne du sens, dans les 3 définitions du terme : une sensation, physique ou émotionnelle, une signification, une direction.
Les premières lumières théorisaient qu'une société est l'organisation autour du bonheur commun, pas de la survie des espèces, qui elle peut perdurer sans groupe uni.
Produire seulement de l'utile est une réaction à de l'austérité, cela portera systématiquement le sensible comme une option. Une société sans sens créera encore toujours plus d'austérité.
Produire du sens, au contraire, émancipe celles et ceux qui s'y engagent, et leurs besoins fondamentaux se trouvent satisfaits en chemin. Une société où produire du sens est devenu un privilège est une société malade.
Je n'ai ni le temps ni l'énergie de faire bouger les choses. Je préfère ignorer ce qui se passe et m'occuper de ma carrière, ou de moi-même.
Il faut d'abord prendre conscience que le marché aliène. Un artiste ou un penseur plus occupé par sa carrière que par le fait même de s'exprimer est dépendant du marché, et son travail n'est plus libre. Nous ne vous demandons pas de briser cette aliénation, tout de suite, maintenant, sans méthode. Nous proposons un espace à côté, où s'unir pour la dénoncer.
Face à l'adversité, vouloir fuir est naturel et humain. Mais pouvoir ignorer une injustice quand on a les moyens de la dénoncer est un privilège que d'autres n'ont pas. Chaque voix compte, et celles et ceux qui en ont une ont la responsabilité de la faire entendre.
Le manifeste dit le mouvement libre du marché. Pourquoi alors appeler à un soutien populaire ?
Ce mouvement existe justement parce que, dans notre société, la voix populaire se confond avec les performances d'un marché. Le soutien populaire peut et doit s'exprimer hors de toute logique marchande. C'est ce que nous cherchons, pour préserver le sens de nos œuvres et de nos réflexions.
Si j'organise une rencontre chez moi, mon adresse sera-t-elle publique ?
Pas forcément. Vous pouvez choisir de ne montrer votre adresse qu'aux participants : les autres ne voient sur la carte qu'une zone approximative. Vous pouvez aussi décider d'accepter ou de refuser vous-même chaque participation.
Mes données sont-elles protégées ?
Oui. Les mots de passe ne sont jamais conservés en clair, les serveurs sont en France et le site respecte le RGPD, le règlement européen sur la protection des données.